Description et vertus des plantes, légumes et aromates vivaces de nos jardins

Bourrache – Borago officinalis (boraginacées)

Jeunes feuilles, tiges et fleurs (goût iodé d’huître) cru/cuit. Renferme : mucilage (11 %), tanins, alcaloïdes pyrrolizidiniques. Vitamines A, du groupe B et C, sodium et potassium en grande concentration. Les graines contiennent une huile grasse riche en acide gamma-linolénique (AGL), substance qui fait partie de la famille des acides gras oméga-6. Sudorifique, refroidissement, rhume, bronchite, rhumatisme, vertus émollientes, soulageant les troubles respiratoires, diurétique, fièvres éruptives, rougeoles, scarlatine, dépuratif, maladies de peau, l’herpès particulièrement, irritations cutanées, syndrome prémenstruel, athérosclérose, diabète, problèmes hépatiques, arthrite rhumatoïde, schizophrénie, prévenir l’apparition des rides, contre la gueule de bois.

Livèche – Ache des montagnes – Cèleri perpétuel – Levisticum officinale (apiacées)

Se compose de coumarines, terpènes, résine, tanins, huile essentielle, gomme et vitamine C. Stomachique, diurétique, antispasmodique, anticonvulsive, sédative, expectorante, digestive, emménagogue, sudoripare (aide à la sudation), antiseptique, carminative et vulnéraire. Active l’élimination des toxines en favorisant l’émission d’urine, contre la rétention d’eau, elle est classée comme herbe amaigrissante. Elle agit sur l’ensemble des troubles digestifs : dyspepsie, crampes, flatulences, ballonnements, soigne les infections urinaires, facilite la menstruation, soulage les migraines et régularise les fonctions du foie. Agit sur les méridiens du foie, de la vésicule biliaire et du péricarde. Favorise la circulation du sang, élimine les stases, apaise les douleurs de la menstruation et les suites de l’accouchement, soulage les migraines. Utilisé contre les convulsions et pour enrayer les infections urinaires, efficace dans les problèmes digestifs avec brulures d’estomac, les ballonnements et flatulences. Aide à l’expectoration et à la fluidification des sécrétions, bénéfique dans les maux de gorge et la pleurésie, elle est aussi très utile dans la jaunisse et le paludisme, la goutte et les rhumatismes. Réduit les inflammations, soigne les blessures et les furoncles.

Cerfeuil musqué – Myrrhis odorata  (apiacées)

Plante légèrement anisée avec en + un soupçon de réglisse. On peut l’utiliser tout l’été comme «sucre végétal». Les jeunes pousses, feuilles et fleurs, exquises en salades, racine en légume cuit, les graines vertes pour parfumer les desserts. Propriétés dépuratives, antipasmodiques, diurétiques et expectorantes. Pour apaiser les bronchites et les toux, il suffit de mélanger son suc avec du lait chaud accompagné de miel. Remède populaire contre l’artériosclérose et l’hypertension. Son principe actif le plus important est une huile essentielle, rappelant l’anis et la citronnelle. La méthode la plus employée est la distillation de la plante fraîche, récoltée au moment de la floraison, hachée et trempée une nuit dans l’eau d’une source claire. Le lendemain, avant qu’aucune fermentation n’ait pu se produire, on distille le tout, pour obtenir la fameuse eau de cerfeuil (Kerbel-krautwasser), vantée contre la plupart des troubles circulatoires. Son suc, dans du lait chaud miellé, est un bon remède de la bronchite et de la toux. On calmait les douleurs de l’enfantement chez les femmes, et il est efficace contre le diabète.

Ciboulette – Allium schoenoprasum (aliacées)

Feuilles, fleurs, bulbes cuit. Contient des vitamines C, B2 et K, du calcium, sodium, phosphore et fer. Bénéfique pour la circulation du sang, favorise l’élasticité des vaisseaux et les préserve d’un vieillissement prématuré.

Ciboule – cive –Allium fistulosum (aliacées)

Feuilles, fleurs. La ciboule commune ne produit pas véritablement de bulbes mais des parties renflées, et forme une touffe avec ses nombreuses feuilles vertes, cylindriques et creuses. Elle fleurit l’été de sa deuxième année sur de longues tiges fibreuses, ses fleurs blanches, en ombelles sphériques, sont hermaphrodites et très prisées par les pollinisateurs. Dès la première gelée, elle disparait mais refait surface au printemps suivant.

Elle est riche en vitamine C et contient également des vitamines A et B, ainsi que du calcium, fer, phosphore, potassium et sodium. On lui prête des propriétés antiseptiques, apéritives, digestives et diurétiques.

Topinambour – Helianthus tuberosus (asteracées)

Cru comme cuit. Excellente source de fer, vitamine B1 (thiamine), vitamine B5 (acide pantothénique), phosphore, potassium. Les principaux composés actifs sont l’inuline et l’oligofructose, des glucides (sucres) de la famille des fructanes. Les fructanes ne sont pas digérés dans la partie supérieure du tube digestif. En atteignant le côlon, ils peuvent modifier la composition de la flore intestinale en stimulant la croissance des bonnes bactéries (bifidobactéries) et en réduisant les espèces potentiellement nuisibles. Ces sucres pourraient jouer un rôle dans la prévention de certains cancers et de l’ostéoporose, en facilitant l’absorption du calcium et magnésium dans l’intestin.

Origan sauvage – Marjolaine – Origanum vulgare (lamiacées)

Feuilles et fleurs (rose foncé ou blanches). Se conserve sec. Grande richesse en thymol et en carvacrol, tanins, acides phénoliques et flavonoïdes. Calmante, antispasmodique, bonne pour combattre les insomnies, la migraine, le rhume de cerveau et les tics de la face. Vulnéraire, aromatique et expectorante, utilisée dans les troubles des voies respiratoires. Stimulante de l’estomac, facilite la digestion. En frictions contre les douleurs du rhumatisme ou de la sciatique.

Chou marin – Crambe marítima (brassicacées)

Vanté comme diurétique et antiscorbutique. Les feuilles sont vulnéraires et les graines vermifuges. Le jus cru combat les gastrites et les ulcères gastriques. Les jeunes tiges et feuillues peuvent être consommées comme légumes. Possède les propriétés et les vertus diététiques du chou, légume d’une richesse exceptionnelle en vitamines A et C. Régulateur des fonctions intestinales, antianémique, c’est un des meilleurs antiscorbutiques connus. Feuilles appliquées sur les foulures, arthrites articulaires, ulcères, mammites ; en décoction, contre la colite, en lotion contre l’acné, en jus, contre les ulcérations gastriques et duodénales, en sirop contre la toux de poitrine, l’asthme et la bronchite.

Cranson – Raifort – Armoracia rusticana (brassicasées)

La racine renferme des glucosinolates, en particulier la sinigrine qui se transforme en isothiocyanate d’allyle, des flavonoïdes et de la vitamine C. Dès qu’on la coupe, la racine, brun clair à l’extérieur et blanche à l’intérieur, pique les yeux et le nez. Les vertus du raifort ne sont pas sans rappeler celles de son cousin, le cochléaria officinal. Comme lui, il est l’un des végétaux antiscorbutiques les plus puissants. Propriétés apéritives et stimulantes contre l’anémie et le manque d’appétit. Tonifie l’estomac et en excite les sécrétions, facilite la digestion. Diurétique, on l’emploie aussi dans l’oedème généralisé, la goutte et les rhumatismes. Expectorant, on l’administre dans les catarrhes chroniques, l’asthme et la bronchite. En usage externe, le raifort peut remplacer la moutarde comme rubéfiant. Propriétés antibiotiques, efficaces pour diminuer la fièvre, certaines infections urinaires et même respiratoires tel que le rhume des foins. L’allyle isothiocyanate, contenu dans le raifort prouve son effet antimicrobien. Il agirait contre certaines bactéries et levures pouvant se trouver dans les aliments. Il est déconseillé de consommé du raifort dans les cas de grossesse, allaitement, hypothyroïdie, d’ulcère d’estomac ou intestinaux, de reflux d’acidité, de troubles rénaux.

Oignon rocambole – Allium cepa proliferum (liliacées)

Egalement appelé Oignon perpétuel ou Oignon d’Egypte, est une variété ayant la particularité de produire des bulbilles aériennes. Plante vivace très rustique, l’Oignon rocambole peut rester plusieurs années en place au potager, il est idéal en permaculture. Ce légume ancien se cultive pour ses oignons grelots et ses feuilles, à consommer comme la ciboulette. Plantez-le au printemps, de mars à mai ou à l’automne, en septembre – octobre.

Constituants (principes actifs) : alliine, aillicine, fructosane,  flavonoïdes, quercétine, Cépaline (dans les pelures),  composés sulfurés organiques,  vitamines A, B et C,  phosphore, iode,  sélénium, silice.

Il a des effets antimicrobien, anti-allergique, anti-histaminique, antioxydant, hypotenseur.

En usage interne est utilisé dans les  problèmes digestifs (dyspepsie), cholestérol, hypertension (en mesure complémentaire)

En usage externe on l’applique pour lutter contre diverses allergies de la peau, piqûres d’insecteplaies, pour blondir les cheveux (en tisane à base des pelures),  touxrhume.

Rhubarbe – Rheum rhaponticum (polygonacées)

Plante vivace, originaire de Chine et du Tibet. La racine renferme des tanins, des dérivés anthracéniques ainsi que du rhaponticoside. Propriété laxative, comme la rhubarbe officinale.(Rheum palmatum)

On l’utilise aussi dans les tisanes dépuratives ou ‘détox’, car on lui reconnait des propriétés apéritives, toniques et surtout purgatives dues aux anthraquinones.

L’emploi d’extrait de racine ne doit pas être prolongé, au risque d’irriter les intestins.

Les pétioles, appelés généralement ‘bâtons’, après avoir été pelés et coupés, sont cuit en marmelades et en confitures.

Les feuilles sont très riches en acide oxalique corrosif, elles irritent l’intestin et on parfois causé des intoxications graves, en particulier chez les jeunes enfants et les malades rénaux.

Immortelle – Gnaphale des sables – Helichrysum arenarium  (astéracées)

Feuilles pour parfumer les soupes, et plats à base de légumes ou de riz en leur donnant un subtil parfum de curry. Prisée par l’industrie cosmétique comme plante antiâge. Propriétés diurétiques, cholagogues, anti-inflammatoires, antispasmodiques, cicatrisantes, antiseptiques et antifongiques. Utilisée en homéopathie contre les troubles dyspeptiques, urinaires et digestifs. En infusion contre les calculs rénaux. En usage externe, l’huile essentielle est d’une grande efficacité sur les plaies, les rhumatismes et l’arthrite, elle résorbe les oedèmes, et est bénéfique pour améliorer la circulation sanguine et la couperose. Elle traite les hématomes, contusions, ecchymoses, active la cicatrisation et élimine les rougeurs.

Chénopode Bon-Henri – Ansérine – Epinard sauvage – Chenopodium bonus-henricus (amaranthacées)

Feuilles cru/cuit, graines en farine. Renferme : fer, potassium, vitamines A et C, saponines, acide oxalique, et mucilage. Propriétés laxatives douces, vermifuges, maturatives, émollientes, dépuratives et antianémiques. En usage externe permet de soigner certains troubles de la peau, les abcès et les furoncles, de même que les plaies. En interne, permet d’enrayer les anémies, soigne les constipations mêmes des enfants.

Thym serpolet – Thymus serpyllum  (lamiacées)

Sommités fleuries et feuilles aromatiques. Antiseptique, antifongique, antispasmodique, sédative, grippe, rhumes, maux de gorge, toux, infection, bronche, poumons, coqueluche, asthme, sinusite, nez bouché, otite, troubles de la digestion, gaz intestinaux, météorisme, vermifuge, vers intestinaux, douleurs gastriques, constipation, insuffisance hépatique, rhumatismes, entorses, ulcères, irritations cutanées, saignements de nez, soin pour les cheveux.

Sauge officinale – Sauge commune – Salvia officinalis (lamiacées)

Feuilles très aromatiques. Plante digestive par excellence, antiseptique, emménagogue, fébrifuge, antisudorifique, tonifiante, astringente, cholérétique et antispasmodique. Principes actifs : huile essentielle, diterpènes, tanins, composés phénoliques, mucilage, oestrogènes, antioxydants, vitamine K. En gargarismes, calme les maux de gorge, toux du fumeur, gingivite, pharyngite, amygdalite ou aphte. Stimulante des glandes surrénales, conseillée en cas d’état dépressif, asthénie, vertiges et hypotension. Facilite la digestion gastrique, diarrhées et douleurs abdominales. Régularise les cycles menstruels, calme les douleurs des règles, combat les bouffées de chaleur au moment de la ménopause. Efficace pour lutter contre une transpiration excessive et la réguler. Les feuilles fraîches peuvent servir de soin de premier secours en cas de morsure ou de piqûre. La sauge désinfecte les plaies et aide à la cicatrisation.

L’huile essentielle de sauge contient de la thuyone, une substance abortive et neurotoxique. Pour cette raison, son utilisation est déconseillée aux femmes enceintes, mais aussi aux personnes souffrant d’épilepsie. En respectant les doses, la sauge ne provoque que très rarement des effets indésirables, qui se traduisent dans ce cas par des nausées ou des vomissements. En revanche, au-delà de 15 g par jour, elle est susceptible de causer des palpitations, bouffées de chaleur, convulsions et vertiges. En raison de la quantité de vitamine K et de son action anticoagulante, utilisée avec précaution chez les personnes se trouvant sous traitement médicamenteux anticoagulant. La sauge est également susceptible d’interagir avec des médicaments contre l’anxiété (les benzodiazépines), les troubles psychiques (neuroleptiques) et l’épilepsie.

Diplotaxis – Roquette sauvage – Diplotaxis tenuifolia (brassicacées)

Goût, quasi-similaire, mais plus puissant que celui de la roquette. Feuilles, fleurs, graines. Consommation crue avec modération car renferme de l’acide érucique légèrement toxique. Riche en vitamine C, souffre, sels minéraux. Contient un hétéroside sulfuré d’où sa saveur piquante. Propriétés expectorantes et toniques, stimulantes et diurétiques, antiscorbutiques et digestives. Cataplasme de graines écrasées, pour enrayer la toux et soigner la laryngite, plus puissant parait-il que celui de la moutarde. Stimulant et tonifiant de l’organisme et de ses défenses immunitaires et fonctions digestives. Vertus aphrodisiaques.

Très utilisé dans les ‘mesclun’, mélange de salade, dont elle est un des composants essentiels.

Mélisse – Citronnelle – Melissa officinalis  (lamiacées)

Renferme des triterpènes, acides-phénols, flavonoïdes, une essence aromatique riche en citral, citronellal, caryophyllène et acétate de géranyle, coumarines, tanins, mucilages uroniques. Nombreuses vertus: antispasmodique, digestive, calmante, sédative, eupeptique, stomachique, carminative, cholérétique, neurosédative (sédative du système nerveux), tranquillisante, relaxante, antivirale (due aux acides-phénols), antimicrobienne, antiparasitaire. Conseillée dans les digestions pénibles, les troubles digestifs avec palpitations, les vertiges et les syncopes. La fleur de mélisse excite la sécrétion hépatique augmentant le flux biliaire, et donc bénéfique dans les troubles nerveux, si souvent liés à une insuffisance hépatobiliaire. Utilisée contre l’anxiété, nervosité, dépressions légères, troubles du sommeil et de la digestion. Sous forme de pommade, combat efficacement l’herpès et diminue la fréquence des éruptions. On l’emploie aussi contre la varicelle et le Zona. Par ailleurs, la mélisse équilibrerait l’activité de la glande thyroïde.

Menthe – Mentha (lamiacées)

Composés principaux : tanins, polyphénols et flavonoïdes. Propriétés stomachiques, antispasmodiques, aromatiques, digestives, rafraichissantes, antiseptiques ainsi qu’expectorantes. En infusion pour aider la digestion. Efficace pour soulager des maux de tête et états fiévreux. Son huile essentielle est un répulsif naturel contre les rats et les souris, pour ce faire, il suffit de verser quelques gouttes dans les lieux sensibles. Un simple sachet de feuilles éloignera également les insectes comme les puces.

Rue odorante – Ruta graveolens  (Rutacées)

Uniquement à utiliser comme condiment. Peut occasionner des réactions allergiques à son simple contact et il est important de suivre les recommandations de posologie à fortes doses, elle devient toxique pour la santé, déconseillée aux femmes enceintes ou allaitantes. Composés actifs : une huile essentielle, coumarine avec des furanocoumarines et furanoquinolones, du glucoside avec de la rutine, flavonoïdes et alcaloïdes. En remède homéopathique, propriétés emménagogues, vermifuges, calmantes, apéritives, antispasmodiques, diurétiques, répulsives et antiparasitaires. Principalement utilisée pour calmer tous types de douleurs surtout celles des muscles, tendinite, entorses, articulations, dos, ainsi que la fatigue oculaire. Facilite la digestion, redonne l’appétit, enraye les digestions difficiles, coliques et élimine les vers parasitaires intestinaux. Appliquée sur les abcès et varices. Permet d’améliorer la venue de la menstruation, pour les femmes aménorrhées (absence de règles). De par sa toxicité à fortes doses, elle n’est pratiquement plus usitée en Europe. Plante répulsive, principalement des puces et pucerons et de tout un tas d’autres insectes, mais aussi des serpents, vipères et elle éloigne également les chats.

Monarde – Thé des Oswégo – Monarda didyma (lamiacées)

Feuilles et fleurs dégagent au froissement une puissante odeur aromatique. Les fleurs on une saveur piquant.

La plante renferme dans toute ses parties, y compris les fleurs, une essence aromatique riche en thymol et en carvacrol. La belle couleur rouge des fleurs est due à une matière colorante particulière, la monardine.

Les indiens du nord de l’Amérique utilisaient la monarde pour préparer des tisanes digestives. (Tribu des Oswego) La plante est efficace en cas de digestion difficile, de flatulences et de nausée, ainsi que pour les problèmes respiratoires, les maux de gorges et les états d’instabilité ou de fragilité nerveuse.

Très aromatique, la monarde est un excellent condiment pour les préparations froides. Dans les préparations chaudes, on l’ajoutera en fin de cuisson pour éviter que son essence ne s’évapore.