Plantes sauvages cultivables ou à récolter à la maison

AVERTISSEMENT :

Les applications médicales décrites sont pour la plupart issues : de vieux ouvrages (remèdes grand-mère), publiés bien avant la percée décisive de la médecine et de la pharmacie actuelles, ou d’informations véhiculées sur Internet (source pas toujours fiable…). Par conséquent, ces informations ne peuvent qu’être indicatives, et ne peuvent en aucun cas se substituer, aux remèdes prescrits par un médecin. Les plantes sauvages doivent uniquement être considérées, comme des compléments alimentaires, et non pas comme des potions magiques! Bien que bon nombre de ces plantes, soient à la base de nos médicaments d’aujourd’hui, il est indispensable de consulter un médecin, avant de vouloir s’adonner à une automédication ! N.B. La plupart des plantes sauvages, sont à consommées avec modération dans une large diversité, à la manière des plantes condimentaires et aromatiques de nos potagers.

Recommandations pour la cueillette :

« Manger un petit peu de beaucoup, c’est mieux, que de manger beaucoup de peu ».

Manger en quantité excessive des épinards, tomates, ail, …etc., peut au final s’avérer être toxique. Il en va de même pour les plantes sauvages, qui plus est et surtout, qu’elles contiennent des concentrés plus importants que nos légumes. Vivre de cueillette, c’est donc bien ça : picorer un peu de tout. Ce que par ailleurs font tous les animaux. Aussi, plutôt que de manger 10 feuilles d’une seule plante, mieux vaut manger 1 seule feuille de dix mêmes plantes différentes. Ainsi, on ne tue aucune plante, on préserve notre garde-manger, et celui des animaux. Par ailleurs, certaines plantes, se font rare, d’autres sont en voie de disparition.

Tétragone cornue – Epinard de Nouvelle-Zélande – Tetragonia tetragonoides  (Aizoacées) annuelle

Feuilles crues ou cuites, petit goût iodé. Riche en sels minéraux, vitamines C, B1, B2 et PP, saponines, phénylpropanoïdes, polysaccharides anti-inflammatoires et des glycolipides à l’activité anti-ulcèrogène.

Ail des ours – Allium ursinum  (Aliacées) vivace

Principes actifs, sensiblement identiques à ceux de l’ail commun, mais plus concentrés. Très riche en huile essentielle sulfurée, en vitamine C, sulfure de vinyle, sels, allicine, un antimicrobien très puissant, antibiotique naturel. C’est un hétéroside sulfuré qui, par hydrolyse, libère une huile essentielle traditionnellement considérée comme étant à la base de la plupart des bienfaits de l’ail des ours, mais aussi de son odeur unique. Dépuratif, hypotenseur, antiseptique, anthelminthique, effet amincissant, hypoglycémiant, hypolipémiant. Rubéfiant, désinfectant. Traitement des pathologies cardio-vasculaires, diarrhées, contre les vers intestinaux. Utilisé pour faire baisser la pression artérielle, stimuler la circulation sanguine. Recommandé en cas d’athérosclérose, d’arthrite, de rhumatismes. Efficace pour les problèmes intestinaux comme les maux d’estomac et les ballonnements. Facilite la digestion, dégage les voies respiratoires. Lutte contre la grippe et certaines pathologies virales ou les pathologies du foie. Indiqué pour le traitement des gastrites. Antiagrégant plaquettaire, il lutte contre la formation d’athéromes. Ses composants soufrés protégeraient contre la survenue des cancers.

Chénopode blanc – Chenopodium album  (Amaranthacées) annuelle

Jeunes feuilles cru/cuit, jeunes inflorescences en asperge, graines cuites. À forte dose : toxique du fait de l’acide oxalique qu’elle contient. Riche en sels minéraux, protéines, vitamines A, B1, B2, PP et C. Contient un peu de saponine, nitrates, et acide oxalique. Propriétés : dépurative, émolliente, laxative

Herbe aux goutteux – Egopode – Aegopodium podagraria  (Apiacées) vivace

Jeunes feuilles crues (excellent goût de carotte), ou âgées cuites tel épinards, racine en infusion. N.B : Toutes les cigües, oenanthes, pensacres, cerfeuil enivrant, (à première vue ressemblantes à la carotte sauvage, aux angéliques, berces, égopode, de par leur ombelles à fleurs blanches), sont toxiques ! Soulage l’accumulation douloureuse d’acide urique qu’est la goutte. Sa consommation régulière détoxifierait l’organisme. Permet en application de soulager les douleurs articulaires et rhumatismales. En application locale il est efficace pour accélérer la guérison des plaies et blessures.

Berce sphondyle – Branc-ursine – Heracleum sphondylium  (Apiacées) vivace

Jeunes tiges, feuilles cru et boutons floraux (excellents) en légume, fruit et racine en condiment ou infusion. Riche en vitamine C, en glucides et en protéines. N.B : Mettre des gants pour la récolter en raison de sa teneur en fucocoumarine (excellent contre-poison, anti-venin) qui peut rendre la peau photo-sensible et provoquer des inflammations de l’épiderme. Racines et feuilles, digestives et calmantes. Fruits antispasmodiques, employés contre la blennorragie.

Achillée millefeuille – Achillea millefolium  (Astéracées) vivace

Jeunes feuilles cru/cuit et capitules en condiment. Plante aromatique. Huiles essentielles d’eucalyptol, azulène, camphre et chamazulène, multiples principes actifs: flavonoïdes (propriétés antioxydantes), alcaloïdes, polyacétylènes, monoterpènes, triterpènes, acides aminés, acides gras, acides ascorbique, caféique, folique, salicylique et succinique, coumarines, tanins. Vulnéraire, antihémorragique, hépatique, antitumorale, tonique et cicatrisante. Recommandée dans les troubles de la ménopause, convulsions, névroses, spasmes de l’estomac et de l’utérus, varices, hémorroïdes et douleurs rhumatismales. Pour calmer et réduire les menstruations et dans le cas de perte interne de sang (hémoptysies, vomissements de sang, etc.). Feuilles appliquées sur blessures, ulcères. Lavage et pansement des plaies purulentes, ulcères variqueux, gerçures du mamelon et hémorroïdes fluentes

Grande bardane –  Arctium lappa  (Astéracées) bisannuelle

La saveur de la racine crue est sucrée, et une fois cuite, on retrouve le goût de l’artichaut. Jeunes tiges pelées, pétioles, jeunes feuilles (goût fort), plus tard dans la saison cuit. Contient une huile essentielle, tanins, vitamines du groupe B, calcium, fer, potassium, sodium, magnésium, phosphore. L’inuline qu’elle contient a une action antibiotique et les polyènes nombreux sont anti-fongiques et anti-bactériens. Hypoglycémiante, élimine les métaux lourds dans le sang. Propriétés bactéricides, aphrodisiaques, hormonostimulantes et régénérantes des tissus. La racine exerce une action favorable sur le rhumatisme, l’eczéma, le diabète, la furonculose, les maladies de peau et troubles du sang. Dépurative, diurétique et tonique. Les feuilles peuvent être appliquées sur toutes les parties douloureuses (rhumatismes, etc.). Macérées dans l’huile d’olive, elles guérissent la croûte laiteuse, les ulcères variqueux. En lotion de la tête et massage du cuir chevelu contre la chute des cheveux.

Souci des champs – Calendula arvensis  (Astéracées) annuelle

Boutons et fleurs en infusion, jeunes feuilles en salade. Acides, alcools, mucilages, saponine, résines, flavonoïdes… Traitements antiseptiques, anti-inflammatoires et cicatrisants des plaies, brûlures, crevasses, eczéma, engelures, abcès, acné, …

Calme les ulcérations gastriques ou intestinales. En gynécologie, régule les flux sanguins, apaise les douleurs. Sudorifique, diurétique, cholagogue, antispasmodique, traite la fièvre, les nausées, troubles hépatiques et biliaires.

Chicorée sauvage – Cichorium intybus  (Astéracées) bisannuelle

Jeunes feuilles cru/cuit, fleurs, racines séchées et broyées = chicorée. La racine est très riche en inuline. Les feuilles renferment en quantité vitamines (provitamine A, Vit B, C, K, et P) et sels minéraux, ainsi que des protéines complètes. L’amertume de la plante est due à des lactones sesquiterpéniques. Tonique amer, cholagogue, dépuratif et légèrement laxatif. Un digestif de choix. En décoction, aide le foie à contrôler le taux de sucre sanguin et calme la soif des diabétiques tout en régulant leur élimination urinaire.

Pâquerette  –  Bellis perennis  (Astéracées) vivace

Feuilles et capitules crus ou cuits. Diurétique et sudorifique, employée dans le rhumatisme, la pleurite, l’hydropisie

Galinsoga glabre – à petites fleurs – Galinsoga parviflora  (Astéracées) annuelle

Feuilles, fleurs, tiges cru/cuit – Se conserve sec. Riche en calcium, magnésium, fer et vitamines A, B1, B2, PP2 et C. Anti-inflammatoire, calme les piqûres d’orties et traite les inflammations de la peau. Utilisée en cas de maux d’estomac et autres troubles de l’appareil digestif.

Galinsoga velu – Galinsoga quadriradiata  (Astéracées) annuelle

Riche en sels minéraux, calcium, phosphore, potassium et fer et en vitamines A, B1, B2, C, et PP. Feuilles et jeunes pousses cuites. Sa saveur particulière est agréable. Elle est à la base du plat national colombien, l’ajiaco.

Lampsane – Herbe-aux-mamelles  (Astéracées) annuelle

Rosettes et jeunes feuilles crues ou cuites. 40 constituants de natures lipidiques, terpéniques et polyphénoliques, ainsi que des flavonoïdes et du mucilage. Propriétés émollientes et résolutives, qui la font employer en cataplasme dans les engorgements des seins et les crevasses du mamelon. Elle est aussi laxative et diurétique. Utilisée dans le traitement de l’insuffisance hépatique et dans les troubles de la constipation, elle a une action antidiabétique en réduisant le taux de sucre dans le sang.

Barbotine – Tanaisie – Tanacetum vulgare (Astéracées) vivace

Feuilles fraîches ou sèches en condiment uniquement et sommités fleuries en infusion, avec modération! Idéal pour aromatiser desserts et boissons. Principes actifs : une huile essentielle (tanacétone), un amer (tanacétine), un camphre, acides citrique, oxalique, butyrique, vitamine C, manganèse. Sommités fleuries en cas de vers intestinaux (oxyures, ascaris), de pertes blanches, de langueur générale. Facilite les menstruations. Digestive, emménagogue, insecticide, vermifuge. Peut, être toxique à dose trop

élevée. Contient des principes similaires à ceux de l’Absinthe, en particulier de la thuyone. Son usage populaire en tant que vermifuge est donc à déconseiller. L’absinthisme se traduit en effet par une dégradation des facultés cérébrales, le principe responsable _ la thuyone _ ayant des propriétés convulsivantes, auquel s’ajoutait une forte teneur en alcool. La commercialisation de liqueur d’Absinthe fut interdite en France à partir de 1915. Aujourd’hui, on trouve à nouveau des produits à base d’Absinthe, mais pratiquement dépourvus de thuyone. Attention, par contre, aux apéritifs « maison » !

Laiteron des champs – Sonchus arvensis  (Astéracées) annuelle

Jeunes feuilles et capitules en salade + racine cru/cuit, ou en succédané de café tel que le pissenlit. Contiennent nombreuses vitamines et minéraux. Propriétés carminatives, cholagogues, stomachiques, diurétiques, emménagogues et dépuratives. Traite les grippes grâce à son apport en vitamine C, ainsi que les infections urinaires. Elle apaise les douleurs de l’estomac et des crises de goutte, elle est bénéfique pour soigner les gastrites et en usage externe, elle traite efficacement les verrues.

Pissenlit – Taraxacum officinale – Leontodon taraxacum (Astéracées) vivace

Jeunes feuilles, tiges florales. Pour adoucir leur amertume, les faire tremper une heure dans l’eau chaude, ou dans le sel. 5 fois plus de protéines, 8 fois plus de vitamine C et 2 fois plus de potassium, de magnésium et de phosphore que dans la laitue pommée. Les pétales (ligules) en infusion ou en déco salades et desserts. Avec les boutons floraux, on fabrique des chutneys. On peut aussi les conserver dans le vinaigre comme les câpres ou les cuisiner au four. La racine récoltée de septembre à mars et coupée en morceaux se mange en salade ou cuite. Séchée et rôtie, elle fournit un substitut de café. Goût : le Pissenlit a un goût de chicorée. Les fleurs ont une saveur sucrée. Racine riche en inuline, fructose et potassium. Doit son amertume à des lactones sesquiterpéniques, dont le germacranolide. Elle renferme également des alcools triterpéniques et des stéréols, phytostérol. Les feuilles sont riches en flavonoïdes, provitamine A (700 fois + que la poire, 70 fois + que les oranges et deux fois + que les épinards), en vit B1, B2, C et E, et la plupart des sels minéraux en proportions importantes: Ca, Mg, P, K, Na, CI, S, Fe, Mn, Si, + protéines complètes. Diurétique, tonique de l’estomac et dépuratif du sang. Décongestionne le foie, dissout les calculs biliaires. Racines et feuilles dans les maladies de la peau, du foie et de la rate, les rhumatismes, la constipation. L’effet diurétique du pissenlit, qui lui donne son nom, est réel. Plus généralement, le pissenlit permet l’élimination des toxines. En usage externe contre l’eczéma et autres affections cutanées. Le latex blanc est utilisé contre les verrues mais ne doit pas entrer en contact avec les yeux. En homéopathie en cas de gastrite et d’affection hépatique.

Consoude officinale – Symphytum officinale  (Boraginacées) vivace

Jeunes feuilles cru (goût de concombre), tige blanche, feuilles développées et racines cuites. La racine contient : glucides (fructanes), terpénoïdes (mono- et bidesmosides triterpéniques) et alcaloïdes pyrrolizidiniques (0,2-0,4 %) : lycopsamine, intermédine (monoester de la rétronécine) et leurs dérivés acétylés et de la symphytine (un diester). Elle contient aussi de l’allantoïne, de l’acide rosmarinique et des mucilages (polysaccharides). La consoude contiendrait aussi de la vitamine B12, que l’on ne trouve normalement que chez les animaux. Néanmoins, il semblerait que cette vitamine ne soit finalement pas synthétisée par la plante elle-même, mais plutôt par certaines bactéries symbiotiques. La racine comme traitement adoucissant et antiprurigineux des affections dermatologiques, comme trophique protecteur dans le traitement des crevasses, écorchures, gerçures et contre les piqûres d’insectes. Sur les brûlures du premier degré, la pulpe fraîche procure un soulagement rapide. Calme et cicatrise promptement les gerçures des seins. Employé dans l’hémoptysie, le sang dans les urines, les hémorragies légères. Apaise les douleurs dans le cancer à l’estomac. Recommandé dans les diarrhées des tuberculeux et les ulcères. Une crème à base de consoude est plus efficace qu’un gel de ‘Voltarène’ dans le traitement des entorses de la cheville. En application intérieure et extérieure, la consoude accélère, grâce à sa teneur en allantoïne, la formation de nouvelles cellules, aussi bien dans la peau que dans des masses osseuses. Des études ont prouvé que des fractures guérissaient beaucoup plus vite en appliquant de la consoude.

Alliaire – Herbe à l’ail – Alliaria petiolata  (Brassicacées) vivace

Feuilles, fleurs, graines. Contient des molécules soufrées (hétéroside azoté), des enzymes, de la vitamine C et une huile essentielle. Traditionnellement utilisée pour ses vertus diurétiques, contre les rhumatismes, l’asthme et la goutte. On prête aussi des vertus antiseptiques à la plante fraîche, alors utilisée en cataplasme.

Mouron blanc – des oiseaux Morgeline –  Stellaria media  (Caryophyllacées) annuelle

Les tiges et les feuilles restent tendres très longtemps. Petit gout de noisette, cru/cuit. Comprend des saponines, résines, tanins, et en quantité importante du calcium, fer, phosphore, potassium, magnésium, silicium, vitamine A et C. Propriétés astringente, diurétique, vulnéraire, anti-inflammatoire, rafraîchissante, analgésique, digestive, légèrement laxative, tonique et émolliente. Les saponines lui confèrent des capacités à traiter les différents problèmes cutanés : démangeaisons de la peau, eczéma, piqûres d’insectes, psoriasis, acné. Favorise la cicatrisation des plaies, brûlures et blessures. Soulage les rhumatismes et affections articulaires. En interne, se révèle un traitement des problèmes respiratoires, de type bronchite, ainsi que dans les catarrhes bronchiques, elle aide à évacuer toutes les sécrétions. Traditionnellement employé contre la toux, l’asthme et la pneumonie, mais aussi pour nettoyer et fortifier l’organisme. Action également sur le système digestif, pour protéger la muqueuse de l’estomac et éliminer toutes les sensations de lourdeur qui sont occasionnées par des repas trop lourds, de même qu’elle participe à libérer le patient de la constipation et traite les colites (inflammation du gros intestin), elle agit sur l’anémie et les hémorroïdes. Bénéfique en cas de crampes, troubles hépatiques, fatigue et inflammations oculaires, rhumatismes et cystite. En homéopathie contre les rhumatismes, l’arthrite, la bronchite et le psoriasis. Il est préférable de demander conseil avant son utilisation, à forte dose elle provoque des diarrhées et des vomissements. On pourrait confondre le Mouron des oiseaux avec le Mouron rouge (Anagallis arvensis L.), toxique, mais celui-ci a des tiges démunies de poils, le revers des feuilles est couvert de points bruns et les fleurs sont rouges.

Liseron des haies – Calystegia – Convolvulus sepium  (Convolvulacées) vivace

Jeunes pousses, feuilles, racines cuites ou en infusion. Fleurs crues uniquement en dégustation. Purgatif doux. Soigne le foie, l’insuffisance hépatique et ses manifestations (constipation, migraine, etc.)

 Liseron des champs – Convolvulus arvensis  (Convolvulacées) vivace

Jeunes pousses et feuilles cuites. Fleurs crues uniquement en dégustation. Utilisé pour ses propriétés laxatives et purgatives énergiques

Ballote fétide – Marrube noir – Ballota nigra  (lamiacées) vivace

Feuilles, fleurs, jeunes pousses cru/cuit, séché en tisane ou condiment. Goût fort ! Renferme : flavonoïdes, hétérosides phénylpropaniques, dont le verbacoside, et lactones diterpéniques, dont la marubiine. Des tanins et sels minéraux, acides organiques, pectine et huiles essentielles. Les sommités fleuries ont des propriétés antispasmodiques renommées. Préconisée en tant que calmant de toutes les affections nerveuses et entre, d’ailleurs dans nombre de spécialités pharmaceutiques. Possède des propriétés diurétique, emménagogue (régulant les règles) et vermifuge. Antidépressive, tranquillisante, sédative, et aurait des vertus bénéfiques sur les voies respiratoires dans les cas de toux quinteuses.

Lierre terrestre – Gléchome – Glechoma hederacea  (Lamiacées) vivace

Jeunes feuilles très agréables et aromatiques, plante entière en condiment, salade ou soupe. Contient de l’huile essentielle, saponines, tanins, une substance amère et de la vitamine C. Stimulant des bronches, de l’estomac. Action diurétique, tonique, vulnéraire, expectorante et astringente en usage interne comme externe. Employé dans les maladies des voies urinaires. Autrefois utilisé, pour traiter la sciatique, l’arthrose et les affections pulmonaires. Un remède de grand-mère préconise de le faire bouillir dans du lait pour soigner les bronchites (on peut aussi utiliser du lait de soja ou de riz). Depuis toujours, il entre dans la composition du « thé suisse ».

Lamier blanc – Ortie blanche – Lamium album  (Lamiacées) vivace

Jeunes feuilles et fleurs cru/cuit, racine cuit. Agréable goût aromatique de champignon. Contiennent : tanins, mucilage, glucosides, potassium, sucres, histamine, …etc. Feuilles toniques, astringentes et vulnéraires dans l’insuffisance hépatique et les pertes utérines  des jeunes filles anémiées aux règles trop abondantes. Hémostatique, employé en cas de diarrhée persistante, d’hémorragies et d’hémoptysies.

Lamier pourpre – Lamium purpureum  (Lamiacées) vivace

Plante crue/cuite. Composés actifs : saponines, tanins, mucilage et une essence, une grande richesse en fer et en fibres, ainsi qu’en diverses vitamines. Propriétés astringentes, dépuratives, diurétiques, vulnéraires, diaphorétiques, purgatives, hémostatiques, anticatarrheuse (contre l’inflammation des muqueuses) et antiscrofuleuse (fistule purulente). Sous forme de décoction, pour contrôler les hémorragies, en tisane ou thé, les feuilles séchées favorisent la transpiration tout en agissant bénéfiquement sur les reins et en feuilles fraîches elles permettent de réguler le transit intestinal (constipation ou diarrhée). En cataplasme pour aider à désinfecter et cicatriser les blessures, les plaies, les coupures et brûlures.

Grande Mauve – Malva sylvestris  (Malvacées) vivace

Jeunes feuilles et pousses, fleurs, cru ou cuit, racines cuit. Les graines, moulues, peuvent être ajoutées aux farines. (Toutes les malvacées sont comestibles) Contiennent des mucilages, vit A, B1, B2, C, et sels minéraux. Fleurs et feuilles émollientes, contre les inflammations de la gorge, des bronches et des voies digestives. Constipation et maladies intestinales. La fleur en compresses pour les orgelets aux yeux.

Onagre bisannuelle – Jambon du paysan – Oenothera biennis  (oenothéracées)

Feuilles et racine la première année (crue ou cuite) fleurs en décoration de plat. Les graines contiennent jusqu’à 25 % d’une huile riche en acides gras insaturés. L’acide oléique, l’acide linoleique, l’acide gamma-linoleique, acide gras de type oméga-6. L’huile est commercialisée sur une norme entre 8 % et 10 % d’acide gamma-linolénique et se présente le plus souvent sous forme de capsules de 500 mg, 1 000 mg ou 1 300 mg. Respecter les dosages indiqués, car en surdosage de légères nausées et maux d’estomac sont à signalés. Effets anti-inflammatoires sur l’arthrite rhumatoïde, soulage et rend une certaines souplesse aux articulations. Traitement de l’eczéma. Réduit les symptômes de la mastalgie cyclique (douleurs mammaires résultant des cycles menstruels). Soulage l’inconfort des yeux secs au port de lentilles, palie au syndrome de Raynaud (trouble de la circulation sanguine dans les petites artères) et à la chorée de Huntington (maladie neurodégénérative). Réduit certains facteurs de maladies cardiovasculaires chez les personnes âgées. Utilisé dans les troubles de la ménopause, ostéoporose, syndrome de la fatigue chronique, syndrome Gougerot-Sjögren (affection inflammatoire chronique caractérisée par une sécheresse oculaire et buccale), schizophrénie et le trouble de déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité. Efficace dans diverses affections inflammatoires du tube digestif. Sédatif doux indiqué dans la coqueluche, l’asthme et certains troubles de l’estomac. Cette huile aux nombreuses vertus est utilisée également dans la cosmétologie, que ce soit dans des crèmes et autres produits de beauté.

Rumex des prés – Rumex x pratensis  (Polygonacées)

Jeunes feuilles (acidulées) cru/cuit, racine. Contient : fer, vitamine C, acide oxalique. Possède une grand acidité, idéal pour la digestion et est utilisé pour sa capacité apéritive. Propriétés emménagogues, toniques, diurétiques, stomachiques, rafraichissantes, dépuratives, fébrifuges, antiscorbutiques. Préconisé en traitement externe pour faire murir les abcès. Riche en acides organiques et en oxalates. A haute dose cette plante est néanmoins toxique (contient de l’acide oxalique), pour les personnes ayant des problèmes de goutte ou de lithiase, il est fortement déconseillé d’en consommer.

Ronce – Murier – Rubus fruticosus  (rosacées)

 Jeunes pousses et feuilles cru/cuit, mûres. Les feuilles renferment des tanins, des acides organiques (acide gallique, des triterpènes) et des flavonoïdes, de la vitamine C. Feuilles et mûres astringentes, recommandées dans les maux de gorge, la diarrhée, l’entérite, l’hématurie, pertes blanches, rhumatismes goutteux, acide urique, cystite et fièvre éruptive.

Les plantains (Plantain lancéolé – Plantago lanceolata /Plantain intermédiaire – Plantago major intermedia /Grand Plantain – Plantago major/Plantain corne de cerf – Plantago coronopus /plantaginacées) vivace

Jeunes feuilles, plus tendres, feuilles plus âgées, retirer les nervures coriaces, cru/cuit, on peut en extraire du jus. En mai-juin, les savoureux boutons floraux se mangent crus, seuls ou dans les salades. On peut aussi les cuire à la vapeur ou les confire. Les graines fournissent une huile de qualité. On les mange à la manière du blé tendre. Saveur de champignon. La racine, qu’on récolte d’octobre à avril, a de nombreuses radicelles et doit être soigneusement brossée. Emincée, se mange en légume. Composants : Glycosides (iridoïdes, 2-3%), mucilages, saponines, flavonoïdes (surtout apigénine et lutéoline), acide silicique (> 1%), zinc, potassium, vitamines A, B1, B2, C et PP. Racine séchée en infusion. Toutes les plantaginacées sont bactéricides, rafraîchissantes et dépuratives. Composés iridoïdes et polyphénoliques = propriétés bronchodilatatrices, antibactériennes et antitussives, aucubine = favorise l’élimination de l’acide urique par les reins, apigénine = anti-inflammatoire des voies digestives et intestinales, ainsi que des inflammations de la gorge et les aphtes, conjonctivite et inflammations des paupières. Astringent par le tanin, l’aucubine et la pectine qu’il renferme, augmente le degré de coagulabilité du sang. Utilisé en cas d’hémophilie, de tuberculose, pharyngite, diarrhée, néphrite, pertes blanches, cystite. Surtout utilisé pour soigner plaies, irritations cutanées, brûlures, enflures et piqûres d’insectes. L’extrait passe pour très efficace contre les inflammations oculaires. En usage interne, soulage les affections des voies respiratoires supérieures ainsi que les inflammations bucco-pharyngées, de même que les ulcères de l’estomac, colites et inflammations urinaires. Les feuilles fraîches froissées avec la main calment les piqûres d’insectes et ont une action cicatrisante remarquable, et sur les varices.

Gaillet gratteron – Galium aparine (rubiacées)

Et autres Gaillets, Caille-lait : jeunes pousses, crues ou cuites. Sommités fleuries en infusion ou décoration de salade,

succédané de tabac, condiment sec. Les fruits torréfiés : succédané de café. Les ramasser bien mûrs, lorsqu’ils passent d’une couleur verte à brune. Contient de l’aspéruloside (glucoside). Diurétique, sudorifique et apéritif, utile dans les troubles circulatoires, l’hydropisie, la jaunisse et la pleurésie. Recommandé dans les maladies de la vessie et contre l’incontinence d’urine. Contribue à dissoudre et éliminer les calculs urinaires. Agit bien sur le foie et dépure le sang. Utile dans l’épilepsie et toutes affections nerveuses. Feuilles en cataplasmes sur les ulcères. Le gaillet a été utilisé, pour faire cailler le lait afin d’en faire du fromage.

Les orties (Grande Ortie – Urtica dioica / Ortie brûlante – Urtica urens ) vivace Plante entière comestible. Feuilles cueillies de l’extérieur vers l’intérieur n’urtiquent pas et se mange parfaitement crues. Très riche en oligo-éléments : potassium, manganèse, soufre, silice, calcium, fer… ; vitamines A, B, C… Nombreux principes actifs : acides gallique, acétique, et formique, flavonoïdes, histamine, sérotonine, tanins, phytostérols, acétylcholine…etc. Antibactérien dont la constitution chimique est proche de l’hémoglobine du sang. Prévient et soulage la plupart des maux : goutte, arthrose, anémie, troubles circulatoires et digestifs, transit intestinal irrégulier, infections urinaires, ulcères gastriques. L’un des meilleurs stimulants connus des sécrétions stomacale, pancréatique, biliaire et intestinale, également antidiabétique. Dépurative, légèrement diurétique et astringente, en cas d’éruptions, d’entérite, de saignements divers, rhumatisme. Frictions et flagellations avec toute la plante provoquent une révulsion utile en cas de douleurs rhumatismales. Tamponnages du cuir chevelu avec le jus de la plante, racine comprise, pour stimuler la repousse des cheveux.